{"id":250,"date":"2015-05-31T01:27:47","date_gmt":"2015-05-31T06:27:47","guid":{"rendered":"http:\/\/shglb.iftsn.com\/?p=250"},"modified":"2015-06-21T08:52:03","modified_gmt":"2015-06-21T13:52:03","slug":"jean-baptiste-lelaidier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/2015\/05\/31\/jean-baptiste-lelaidier\/","title":{"rendered":"Jean-Baptiste Lelaidier"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><strong>Jean-Baptiste Lelaidier<\/strong><br \/>\n1818-1903<\/p>\n<p>Jean-Baptiste Lelaidier a vu le jour en Normandie \u00e0 Cr\u00e9ances, pr\u00e8s de Coutances, en 1818; ses parents \u00e9taient Nicolas Lelaidier et Marie Lenoir; sa r\u00e9gion natale \u00e9tait r\u00e9put\u00e9e pour la culture des carottes; une terre riche et l\u00e9g\u00e8re en favorisait la croissance; son int\u00e9r\u00eat pour l\u2019horticulture a probablement<!--more--> \u00e9t\u00e9 stimul\u00e9 par ce contexte local.<\/p>\n<p>En 1848, \u00e0 30 ans, il a d\u00e9cid\u00e9 de venir s\u2019installer au Canada; pour quelles raisons? Probablement les m\u00eames qui motivent les immigrants aujourd\u2019hui : l\u2019espoir d\u2019une vie meilleure, l\u2019attrait des d\u00e9couvertes, les vastes espaces chers aux Fran\u00e7ais, la pr\u00e9sence de compatriotes dans les terres d\u2019accueil; en effet, on le retrouve en 1851 \u00e0 Saint-Pierre-les-Becquets chez un de ses amis fran\u00e7ais, Jean Legardien et son \u00e9pouse Marie Letouz\u00e9 respectivement \u00e2g\u00e9s de 39 et 36 ans ainsi que leur fille, Marie-Victorine; lors du recensement de cette ann\u00e9e, il habitait avec eux dans une petite maison de bois. La famille Legardien-Letouz\u00e9 originait tr\u00e8s probablement de Cr\u00e9ances; lors de nos recherches dans les registres d&#8217;\u00e9tat-civil de cette commune normande, on y trouve un grand nombre de ces patronymes.<\/p>\n<p>Il s\u2019est bien adapt\u00e9 \u00e0 sa nouvelle vie, si bien que le 23 novembre 1852, il \u00e9pousait Liliose Baril, une jeune fille de 18 ans, fille de Michel Baril et de Julie Lanouette; Jean Legardien fut t\u00e9moin \u00e0 son mariage, ainsi qu\u2019un autre ami, Louis Duccini; nous avons trouv\u00e9 les traces d\u2019un d\u00e9nomm\u00e9 Louis Duccini, n\u00e9 \u00e0 Caen, Normandie, en 1820, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1885 \u00e0 Dubuque (Iowa)et inhum\u00e9 au cimeti\u00e8re Linwood; il est plausible qu\u2019il s\u2019agisse du m\u00eame homme, normand du m\u00eame \u00e2ge, mais qui aurait \u00e9t\u00e9 attir\u00e9 par les plaines de l\u2019ouest.<\/p>\n<p>Nous pensons qu\u2019il \u00e9tait d\u2019un naturel curieux, prudent et r\u00e9fl\u00e9chi; il a d\u2019abord tent\u00e9 de cultiver des melons puis, encourag\u00e9 par la r\u00e9ussite, la culture des tomates; il avait observ\u00e9 que la terre le long du fleuve \u00e9tait riche et l\u00e9g\u00e8re, et que le climat mod\u00e9r\u00e9 par le fleuve favoriserait sa culture.<\/p>\n<p>En 1860, Jean-Baptiste Lelaidier et son beau-p\u00e8re Michel Baril reconnaissaient devoir \u00e0 \u00c9lie Godin la somme de 26 louis, 18 chelins et 2 sols pour marchandises \u00e0 eux vendues; cependant, seul Michel Baril a hypoth\u00e9qu\u00e9 sa terre en garantie; il s\u2019agissait du lot 14, tout pr\u00e8s de la plage Laurentienne actuelle. Nous ne savons pas de quelles marchandises il s\u2019agissait, mais on peut penser que cette somme importante \u00e9tait reli\u00e9e \u00e0 de l\u2019\u00e9quipement agricole, et que son beau-p\u00e8re l\u2019aurait cautionn\u00e9.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin des ann\u00e9es 1860, il a habit\u00e9 probablement \u00e0 Deschambault, o\u00f9 Victorine et \u00c9mile sont n\u00e9s.<\/p>\n<p>Au recensement de 1871, la famille Lelaidier r\u00e9sidait \u00e0 Saint-Pierre-les-Becquets; elle \u00e9tait compos\u00e9e de Jean-Baptiste, 51 ans; de son \u00e9pouse L\u00e9osa (Liliose), 37 ans; Alphonse, 18 ans; Victor, 15 ans; Octave, 12 ans; Eug\u00e9nie, 9 ans; Victorine, 2 ans; \u00c9mile, 8 mois.<\/p>\n<p>En 1882, le recensement r\u00e9v\u00e9lait que la famille Lelaidier, augment\u00e9e d\u2019Auguste, occupait la m\u00eame maison que ses beaux-parents en plus de Raisenne Brisson, navigateur, neveu de Julie Lanouette (\u00e9pouse de Michel Baril); 15 personnes sous un m\u00eame toit!<\/p>\n<p>Sur les listes d\u2019\u00e9lecteurs de 1886 et 1889, Jean-Baptiste Lelaidier \u00e9tait propri\u00e9taire du lot 14, qui appartenait auparavant \u00e0 son beau-p\u00e8re.<\/p>\n<p>Lors du recensement de 1891, il habitait Trois-Rivi\u00e8res, dans le quartier Notre-Dame, et est mentionn\u00e9 comme cultivateur et jardinier; c\u2019est probablement \u00e0 cette \u00e9poque qu\u2019il a travaill\u00e9 comme jardinier pour Mgr Cooke, \u00e9v\u00eaque de Trois-Rivi\u00e8res.<\/p>\n<p>En 1896, Jean-Baptiste Lelaidier garantit une rente annuelle viag\u00e8re de $50.00 \u00e0 son fils Auguste d\u00e8s son accession \u00e0 l\u2019ordre de sous-diaconat; pour s\u00fbret\u00e9 de paiement, il a hypoth\u00e9qu\u00e9 tous ses biens, dont la terre du lot 14 avec toutes les b\u00e2tisses, d\u2019une valeur de $1200.00.<\/p>\n<p>Il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1903, \u00e0 l\u2019\u00e2ge v\u00e9n\u00e9rable de 85 ans; il aura eu le temps de voir s\u2019\u00e9panouir l\u2019industrie de la tomate et la construction de la tomaterie; il a \u00e9t\u00e9 un moteur tr\u00e8s important de la vie \u00e9conomique et sociale de toute la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>Le couple Lelaidier-Baril a eu plusieurs enfants :<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-566 size-full\" src=\"https:\/\/shglb.com\/wp-content\/uploads\/JB-Lelaidier.jpg\" alt=\"JB Lelaidier\" width=\"285\" height=\"430\" \/><\/p>\n<p>&#8211; Jean-Baptiste, en 1853, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en bas \u00e2ge<br \/>\n&#8211; Alphonse, en 1854, navigateur<br \/>\n&#8211; Victor en 1855<br \/>\n&#8211; Octave en 1858, forgeron puis mara\u00eecher.<br \/>\n&#8211; Eug\u00e9nie en 1861, institutrice<br \/>\n&#8211; Eug\u00e8ne en 1864, m\u00e9decin \u00e0 Deschaillons<br \/>\n&#8211; Victorine en 1868, institutrice<br \/>\n&#8211; \u00c9mile en 1870, m\u00e9decin \u00e0 St-Edouard-de-Lotbini\u00e8re<br \/>\n&#8211; Auguste en 1873, pr\u00eatre, directeur du s\u00e9minaire de Trois-Rivi\u00e8res, fondateur de la paroisse Sainte-C\u00e9cile de Trois-Rivi\u00e8res.<\/p>\n<p>&#8211; Eug\u00e9nie, n\u00e9e en 1861 \u00e0 Deschambault \u00e9tait institutrice; en 1891, elle a \u00e9pous\u00e9 Oscar \u00a0Beauchemin, et le couple a eu 6 enfants, dont Gabrielle (1892-1985) et Charles-Auguste (1898-1965); elle d\u00e9c\u00e9da en 1950.<\/p>\n<p>&#8211; Gabrielle Beauchemin \u00e9pousa en 1915 Joseph Lemay (1890-1980), horticulteur et producteur de tomates; ils auront 8 enfants dont Jean-Marcel; parmi leurs descendants, soulignons Ga\u00ebtan, Guy, Louise et Christiane.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-570 size-full\" src=\"https:\/\/shglb.com\/wp-content\/uploads\/Liliose-Baril.jpg\" alt=\"Liliose Baril\" width=\"300\" height=\"376\" \/><\/p>\n<p>&#8211; Charles-Auguste, lui, \u00e9tait le p\u00e8re de G\u00e9rald Beauchemin, qui vit encore \u00e0 Saint-Pierre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean-Baptiste Lelaidier 1818-1903 Jean-Baptiste Lelaidier a vu le jour en Normandie \u00e0 Cr\u00e9ances, pr\u00e8s de Coutances, en 1818; ses parents \u00e9taient Nicolas Lelaidier et Marie Lenoir; sa r\u00e9gion natale \u00e9tait r\u00e9put\u00e9e pour la culture des carottes; une terre riche et l\u00e9g\u00e8re en favorisait la croissance; son int\u00e9r\u00eat pour l\u2019horticulture a probablement<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[33],"tags":[],"class_list":["post-250","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-lindustrie-de-la-tomate"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/250","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=250"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/250\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":603,"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/250\/revisions\/603"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=250"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=250"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=250"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}