{"id":171,"date":"2015-05-25T13:23:21","date_gmt":"2015-05-25T12:23:21","guid":{"rendered":"http:\/\/shglb.iftsn.com\/?p=171"},"modified":"2015-05-25T13:23:35","modified_gmt":"2015-05-25T12:23:35","slug":"le-moulin-du-lot-343","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/2015\/05\/25\/le-moulin-du-lot-343\/","title":{"rendered":"Le moulin du lot 343"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><strong>Le moulin du lot 343<\/strong><br \/>\n<em>Texte r\u00e9sum\u00e9<\/em><\/p>\n<p>Vers 1871\u2026<\/p>\n<p>On sait, par des actes notari\u00e9s qu\u2019un moulin \u00e0 farine existait, avant 1871, sur le lot 343, dans la Seigneurie L\u00e9vrard-Becquet; il \u00e9tait sur la Rivi\u00e8re-aux-Orignaux, \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 elle passe pr\u00e8s du cordon de la 3\u00e8me concession, \u00e0 peu de distance de la route d\u2019en-Haut. T\u00e9lesphore Jacques avait alors emprunt\u00e9 \u00e0 Isra\u00ebl Paris la somme de 134 piastres et 34 centins, donnant en garantie \u00ab un terrain sis au 3\u00e8me rang des concessions de Saint-Pierre-les-Becquets, du contenu d\u2019environ 1 arpent de front sur 1 arpent et demi de profondeur \u00bb soit le lot 343, born\u00e9 au nord et au sud \u00e0 Olivier Rochette, tanneur et corroyeur de Qu\u00e9bec, soit les lots 342-344, \u00e0 l\u2019est \u00e0 Joseph C\u00f4t\u00e9 (lot : 341) et \u00e0 l\u2019ouest \u00e0 Pierre St-Cyr (lot : 347), avec ensemble moulin \u00e0 farine, circonstances et d\u00e9pendances. \u00bb<\/p>\n<p>Le 19 juillet 1875, T\u00e9lesphore Jacques, demeurant maintenant \u00e0 Marquette dans l\u2019\u00e9tat du Michigan, par procuration faite \u00e0 Honor\u00e9 Jacques, demeurant \u00e0 Saint-Pierre-les-Becquets, reconna\u00eet \u00ab avoir vendu, c\u00e9d\u00e9, quitt\u00e9, transport\u00e9, d\u00e9laiss\u00e9 d\u00e8s maintenant et \u00e0 toujours et a promis et promet de garantir de tout troubles dans douaire, dette, hypoth\u00e8que, \u00e9viction, substitution, ali\u00e9nation et autres emp\u00eachements quelconque \u00bb \u00e0 Jules Deshaies, cultivateur de Saint-Pierre-les-Becquets, le lot de terre no : 343,<\/p>\n<p>Quelques mois plus tard, Jules Deshaies vend \u00e0 Jean Mercier, menuisier, demeurant \u00e0 Eshpenning, dans le comt\u00e9 de Marquette, \u00e9tat du Michigan, le lot 343, son moulin, accessoires au moulin et autres b\u00e2tisses; Jean Mercier est alors repr\u00e9sent\u00e9 par son beau-p\u00e8re Cyrille Grindler, demeurant \u00e0 Gentilly, en vertu d\u2019une procuration faite dans le comt\u00e9 de Marquette.<\/p>\n<p>Le 24 septembre 1878, il y a vente d\u2019un l\u2019immeuble appartenant pour moiti\u00e9 \u00e0 Marie Louise Alice Grindler, veuve de Jean Mercier, et pour moiti\u00e9 aux enfants de ce dernier, \u00e0 savoir : le lot 343, contenant 5 perches de largeur et 10 arpents en superficie, avec moulin \u00e0 farine dessus \u00e9rig\u00e9 et tous les accessoires du moulin.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir annonc\u00e9 la vente aux ench\u00e8res, comme il se devait, \u00e0 l\u2019issue du service divin, les dimanches 8,15 et 22 septembre 1878 \u00e0 la porte de l\u2019\u00e9glise de Saint-Pierre-les-Becquets, celle-ci a eu lieu le 24 septembre au m\u00eame endroit.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s plusieurs ench\u00e8res, l\u2019immeuble a \u00e9t\u00e9 adjug\u00e9 \u00e0 Jules Pepin, rentier de Saint-Pierre-les-Becquets, pour la somme de $810.00, comme \u00e9tant le plus haut et dernier ench\u00e9risseur.<\/p>\n<p>Afin d\u2019acqu\u00e9rir une plus grande superficie de terre et peut-\u00eatre aussi de rendre l\u2019acc\u00e8s plus facile et de fa\u00e7on plus ind\u00e9pendante au moulin \u00e0 farine, Jules Pepin, ach\u00e8te, le 8 novembre 1882, deux lots de terre de Lubin Jacques, cultivateur de Saint-Pierre-les-Becquets [1].<\/p>\n<p>Jules Pepin devient propri\u00e9taire \u00ab d\u2019un terre sise au 3\u00e8me rang de la paroisse de Saint-Pierre-les-Becquets, du contenu de 3 arpents de front sur 12 arpents environ de profondeur; \u00e0 distraire de cette terre, le terrain que poss\u00e8de actuellement l\u2019acqu\u00e9reur, enclav\u00e9 dans cette terre et qui n\u2019est pas vendu par les pr\u00e9sentes \u00bb soit le lot 343 achet\u00e9 en 1878, born\u00e9 en front au chemin de la reine, en arri\u00e8re au ruisseau des Sources, du cot\u00e9 est \u00e0 Edouard St-Cyr et du c\u00f4t\u00e9 ouest \u00e0 Pierre Drouin, avec b\u00e2tisses dessus construites \u00bb soit les lots 342-344 au cadastre officiel.<\/p>\n<p>En 1888, Jules P\u00e9pin vend le tout \u00e0 Fran\u00e7ois Lafrance, m\u00e9canicien, demeurant \u00e0 Warwick dans le district d\u2019Arthabaska.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 propri\u00e9taire de la terre et du moulin \u00e0 farine durant 34 ans, le 22 mai 1922, Fran\u00e7ois Lafrance va c\u00e9der l\u2019ensemble \u00e0 M. G\u00e9n\u00e9sime Thiffault, journalier, demeurant en la ville du Cap-de\u2013la-Madeleine.<\/p>\n<p>En fin d\u2019ann\u00e9e 1924, il y a vente par sh\u00e9rif; le 17 novembre, suite \u00e0 une poursuite intent\u00e9e par Fran\u00e7ois Lafrance et dame Eug\u00e9nie Mailhot, veuve de Fran\u00e7ois Lafrance, demanderesse en reprise d\u2019instance contre G\u00e9n\u00e9sime Thiffaut, d\u00e9fendeur; il y a saisi des biens appartenant au d\u00e9fendeur, soit les lots 343 et son moulin, les lots 342-344, avec grange et \u00e9table dessus construits.<\/p>\n<p>Le 31 d\u00e9cembre 1924, \u00e0 la porte de l\u2019\u00e9glise de Sainte-C\u00e9cile-de-L\u00e9vrard, les immeubles ont \u00e9t\u00e9 adjug\u00e9 \u00e0 Thomas Mailhot, rentier de Saint-Pierre-les-Becquets, pour un montant de $500.00 au total, soit $250.00 pour le moulin et son terrain, et $250.00 pour les autres lots avec grange et \u00e9table.<\/p>\n<p>En 1927, le 4 juillet, devant Ludger Tourigny, notaire de Gentilly [2], Edouard Gascon de Gentilly et Thomas Mailhot, rentier de Saint-Pierre-les-Becquets font entre eux \u00e9change et permutations r\u00e9ciproques des immeubles ci-apr\u00e8s d\u00e9sign\u00e9s, avec promesse de garantie l\u2019un envers l\u2019autre de tout trouble et emp\u00eachement, savoir :<\/p>\n<p>A \u00e9t\u00e9 \u00e9chang\u00e9 par Edouard Gascon \u00e0 Thomas Mailhot, une terre situ\u00e9e dans la concession sud-ouest de la rivi\u00e8re Gentilly, \u00e0 Gentilly, soit les lots 350-351<\/p>\n<p>En contre \u00e9change, Thomas Mailhot a c\u00e9d\u00e9 tout ce qu\u2019il avait acquis suite \u00e0 la vente par sh\u00e9rif, soit le moulin et son terrain sis de chaque cot\u00e9 de la rivi\u00e8re aux Orignaux (lot 343), le terrain situ\u00e9 au nord du terrain du moulin (lot 342) born\u00e9 par le chemin de front du 3\u00e8me rang et celui situ\u00e9 au sud, born\u00e9 par le ruisseau (lot 344), avec grange et \u00e9table dessus construites.<\/p>\n<p>De cet \u00e9change fait en 1927, il y aura r\u00e9trocession faite par Edouard Gascon \u00e0 dame Augustine Cossette, veuve de Thomas Mailhot.<\/p>\n<p>\u00ab La r\u00e9trocession a \u00e9t\u00e9 faite en consid\u00e9ration de la quittance g\u00e9n\u00e9rale et finale de la somme de $700.00 en capital et de tous les int\u00e9r\u00eats dus sur icelle, originairement due la dite somme de $700.00 aux termes de l\u2019acte d\u2019\u00e9change de 1927 \u00bb<\/p>\n<p>Le 1 juin 1935, devant le notaire Villeneuve[3], dame Augustine Cossette, veuve de Thomas Mailhot, renti\u00e8re demeurant au village de Gentilly, vend \u00e0 Elph\u00e8ge Germain, cultivateur de Sainte-C\u00e9cile-de-L\u00e9vrard, tout ce qui lui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9troc\u00e9d\u00e9 en 1933,<\/p>\n<p>Le 6 mars 1944, M. Elph\u00e8ge Germain, industriel de Ste-C\u00e9cile-de-L\u00e9vrard vend[4] \u00e0 Lucien Laquerre, son beau-fr\u00e8re, ouvrier menuisier de Ste-C\u00e9cile-de-L\u00e9vrard, les lots 344-343-342 (&#8230;) ensemble avec moulin et autres constructions dessus \u00e9rig\u00e9es et tout outillage et machinerie ayant servis \u00e0 l\u2019exploitation du moulin et g\u00e9n\u00e9ralement tout ce qui se trouve dans et hors les b\u00e2tisses, sous la seule r\u00e9serve en faveur du vendeur de ses vaches et cochons, bois de sciage et de chauffage, une voiture de promenade ferm\u00e9e, un coffre \u00e0 outils, un tapis de voiture et son m\u00e9nage et lingerie (&#8230;)<br \/>\nLe 17 ao\u00fbt 1948, M. Lucien Laquerre vend \u00e0 M. Joseph Edmond Lamothe, courtier en immeubles de Montr\u00e9al, un lopin de terre \u00e0 Ste-C\u00e9cile de L\u00e9vrard soit les lots no : 344-343-342(&#8230;), ensemble le moulin et autres constructions sus \u00e9rig\u00e9es, en plus de deux moulanges \u00e0 grain qui se trouvent dans les b\u00e2tisses.<\/p>\n<p>Le moulin cessera alors de fonctionner, pour toujours.<\/p>\n<p>De 1948 \u00e0 1970, la propri\u00e9t\u00e9 passe successivement de Joseph Edmond Lamothe \u00e0 Sergius Messier, puis \u00e0 Jean Brunet, Excel Enterprises, repr\u00e9sent\u00e9 par Raymond Messier, et Sergius Messier p\u00e8re; en 1967, celui-ci d\u00e9c\u00e8de, laissant le tout \u00e0 son fils \u00e9galement pr\u00e9nomm\u00e9 Sergius; les taxes \u00e9tant impay\u00e9es, ce qui reste du moulin, ainsi que la terre est adjug\u00e9e, devant le notaire Villeneuve, en la salle publique au village de B\u00e9cancour, le 12 mars 1970, pour le montant des taxes municipale et scolaire :<\/p>\n<p>\u00ab une terre connue et d\u00e9sign\u00e9e au cadastre de Saint-Pierre-les-Becquets, pour la paroisse de Ste-C\u00e9cile-de-L\u00e9vrard, comme \u00e9tant les lots 342-343-344 dans le troisi\u00e8me rang, de superficie d\u2019environ 36 arpents, adjug\u00e9 \u00e0 Louis-Gilles Laquerre, cultivateur de Ste-C\u00e9cile. \u00bb<\/p>\n<p>Prix : $154.73.<\/p>\n<p>[1] acte no : 22380, vol.35.<br \/>\n[2] acte no : 55577<br \/>\n[3] acte no : 59514<br \/>\n[4] acte no : 64492<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le moulin du lot 343 Texte r\u00e9sum\u00e9 Vers 1871\u2026 On sait, par des actes notari\u00e9s qu\u2019un moulin \u00e0 farine existait, avant 1871, sur le lot 343, dans la Seigneurie L\u00e9vrard-Becquet; il \u00e9tait sur la Rivi\u00e8re-aux-Orignaux, \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 elle passe pr\u00e8s du cordon de la 3\u00e8me concession, \u00e0 peu de distance de la route d\u2019en-Haut. 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