{"id":1319,"date":"2024-02-03T19:57:35","date_gmt":"2024-02-04T00:57:35","guid":{"rendered":"https:\/\/shglb.com\/?p=1319"},"modified":"2024-02-06T16:15:52","modified_gmt":"2024-02-06T21:15:52","slug":"notre-region-larrivee-des-premiers-europeens-1534-c-1600","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/2024\/02\/03\/notre-region-larrivee-des-premiers-europeens-1534-c-1600\/","title":{"rendered":"Chapitre 2: Notre r\u00e9gion: l&#8217;arriv\u00e9e des premiers europ\u00e9ens (1534-c.1600)"},"content":{"rendered":"\n<p>\u2026Puis les Blancs firent leur apparition.<\/p>\n<p>Moines irlandais, Vikings, p\u00eacheurs basques ou bretons sont venus explorer, p\u00eacher, chasser, \u00e9vang\u00e9liser, mais de fa\u00e7on ponctuelle, occasionnelle; aucun \u00e9tablissement permanent ne fut cr\u00e9\u00e9. On trouve encore des signes de pr\u00e9sence europ\u00e9enne \u00e0 Terre-Neuve et au Labrador (Anse-aux-Meadows, Red Bay), mais cette tentative a \u00e9chou\u00e9 malgr\u00e9 un d\u00e9part prometteur.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"681\" height=\"450\" src=\"https:\/\/shglb.com\/wp-content\/uploads\/Anse-aux-Meadows.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1320\" srcset=\"https:\/\/shglb.com\/wp-content\/uploads\/Anse-aux-Meadows.jpg 681w, https:\/\/shglb.com\/wp-content\/uploads\/Anse-aux-Meadows-300x198.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 681px) 100vw, 681px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le site de l&#8217;Anse aux Meadows, Terre-Neuve.<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Il semble que cette r\u00e9gion \u00e9tait relativement fertile, riche en gibier et en poissons; de plus, du minerai de fer local a servi \u00e0 fabriquer des clous et autres pi\u00e8ces de ferronnerie; enfin, le climat plus doux qui r\u00e9gnait \u00e0 cette \u00e9poque (p\u00e9riode de l\u2019optimum climatique m\u00e9di\u00e9val) aurait favoris\u00e9 une \u00e9ventuelle colonisation; dans le Bas-St-Laurent (Ile aux Basques), des chasseurs de baleines venaient chaque ann\u00e9e pour capturer baleines et phoques et en extraire la pr\u00e9cieuse huile destin\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9clairage.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1534, Jacques Cartier, au nom du roi de France Fran\u00e7ois 1<sup>er<\/sup>&nbsp; \u00ab&nbsp;prit possession&nbsp;\u00bb de la terre sur laquelle il avait d\u00e9barqu\u00e9 et nota que des iroquois fr\u00e9quentaient la vall\u00e9e du St-Laurent.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"400\" height=\"270\" src=\"https:\/\/shglb.com\/wp-content\/uploads\/Jacques-Cartier.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1321\" style=\"width:594px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/shglb.com\/wp-content\/uploads\/Jacques-Cartier.jpg 400w, https:\/\/shglb.com\/wp-content\/uploads\/Jacques-Cartier-300x203.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Rencontre de Jacques Cartier et du chef Donnacona.<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>En 1535, Cartier fit la rencontre du chef iroquois Donnacona lors de deux voyages sur le St-Laurent.<\/p>\n<p>Un troisi\u00e8me voyage en 1541 se termina par d\u2019am\u00e8res d\u00e9ceptions.<\/p>\n<p>Il a fallu pr\u00e8s de 70 ans pour que la pr\u00e9sence europ\u00e9enne s\u2019affirme avec Fran\u00e7ois Grav\u00e9, sieur du Pont, puis Samuel de Champlain, mais celui-ci ne trouva aucun iroquois lors de son voyage de 1603; on n\u2019explique pas encore la raison de leur disparition; \u00e9pid\u00e9mies, famines, guerres?<\/p>\n<p>La fondation en 1608 de la ville de Qu\u00e9bec par Samuel de Champlain fut un point tournant pour le d\u00e9veloppement de la Nouvelle-France. Enfin!<\/p>\n<p>\u00c0 cette \u00e9poque, le territoire autour de St-Pierre-les-Becquets n\u2019\u00e9tait pas occup\u00e9 par une tribu en particulier; les Ab\u00e9naquis habitaient alors plus pr\u00e8s de la c\u00f4te atlantique, dans ce qui est aujourd\u2019hui le Maine, le New Hampshire, le Vermont, et certains groupes dans les Cantons de l\u2019Est. Ils \u00e9taient en butte aux attaques de groupes iroquoiens, plus agressifs, et, repouss\u00e9s par les colons hollandais et anglais, ils trouv\u00e8rent refuge dans des r\u00e9gions plus hospitali\u00e8res, faisant office de \u00ab&nbsp;tampon&nbsp;\u00bb entre les Fran\u00e7ais et les tribus iroquoises. Les Fran\u00e7ais,&nbsp; les Ab\u00e9naquis et les Algonquins cultivaient leurs int\u00e9r\u00eats communs et les Anglais associ\u00e9s aux Iroquois faisaient de m\u00eame. La f\u00e9rocit\u00e9 des Iroquois face aux Fran\u00e7ais \u00e9tait l\u00e9gendaire, mais les incursions ab\u00e9naquises chez les Anglais semaient aussi la terreur; c\u2019\u00e9taient les m\u0153urs du temps!<\/p>\n<p>La colonisation du territoire nomm\u00e9 la \u00ab&nbsp;Nouvelle-France&nbsp;\u00bb fut lente, probablement \u00e0 cause du d\u00e9sir qui privil\u00e9giait le profit \u00e0 court terme plut\u00f4t que le d\u00e9veloppement plus durable; il \u00e9tait plus profitable d\u2019exploiter le commerce des fourrures qui rapportait des sommes \u00e9normes dans la m\u00eame ann\u00e9e, que d\u2019\u00e9tablir des colons, d\u00e9fricher la for\u00eat, cultiver; les Hollandais puis les Anglais, sur la c\u00f4te atlantique, faisaient exactement le contraire, peuplaient tout leur territoire, affirmaient leur puissance, avaient une vision \u00e0 plus long terme.<\/p>\n<p>Les chiffres sont \u00e9loquents \u00e0 ce sujet; vers 1650, la population de la Nouvelle-France tournait autour de 2 000 habitants, alors que la Nouvelle-Angleterre atteignait 75&nbsp;000; en 1680, 9&nbsp;800 \u00e2mes ici et 140 000&nbsp; chez nos voisins; en 1745, 55&nbsp;000 et 900&nbsp;000.<\/p>\n<p>Une population moins nombreuse et diss\u00e9min\u00e9e avait pour cons\u00e9quence d\u2019alimenter un sentiment d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 face aux incursions des Iroquois. Les archives d\u00e9bordent de comptes rendus d\u2019attaques sanglantes.<\/p>\n<p>Des d\u00e9sagr\u00e9ments majeurs, qui subsistent encore aujourd\u2019hui, rebutaient aussi les colons de l\u2019\u00e9poque&nbsp;: moustiques, mouches noires et mouches \u00e0 chevreuil.&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"660\" height=\"575\" src=\"https:\/\/shglb.com\/wp-content\/uploads\/Insectes.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1338\" style=\"width:573px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/shglb.com\/wp-content\/uploads\/Insectes.jpg 660w, https:\/\/shglb.com\/wp-content\/uploads\/Insectes-300x261.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 660px) 100vw, 660px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img alt=\"\"><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img alt=\"\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Le roi Louis XIV a tent\u00e9 de mettre en place une politique plus rigoureuse, mais les intrigues de la cour, les luttes de pouvoir, les jalousies, les chicanes interminables, la corruption et autres freinaient le d\u00e9veloppement de la colonie en pertes de temps et d\u2019\u00e9nergie. Qu\u2019importe! De vastes domaines ont \u00e9t\u00e9 conc\u00e9d\u00e9s \u00e0 des \u00ab&nbsp;seigneurs&nbsp;\u00bb par les gouverneurs successifs de la Nouvelle-France, \u00e0 charge pour eux de peupler, d\u00e9velopper, am\u00e9nager le territoire; c\u2019est \u00e0 partir de 1645 que ces \u00ab&nbsp;seigneuries&nbsp;\u00bb se sont multipli\u00e9es, surtout sur les berges du fleuve Saint-Laurent. Des difficult\u00e9s majeures<\/p>\n\n\n\n<p>Plus tard la Grande Paix de Montr\u00e9al sign\u00e9e avec les Indiens en 1701 apporta un r\u00e9pit et la possibilit\u00e9 de colonisation dynamique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u2026Puis les Blancs firent leur apparition. Moines irlandais, Vikings, p\u00eacheurs basques ou bretons sont venus explorer, p\u00eacher, chasser, \u00e9vang\u00e9liser, mais de fa\u00e7on ponctuelle, occasionnelle; aucun \u00e9tablissement permanent ne fut cr\u00e9\u00e9. On trouve encore des signes de pr\u00e9sence europ\u00e9enne \u00e0 Terre-Neuve et au Labrador (Anse-aux-Meadows, Red Bay), mais cette tentative a \u00e9chou\u00e9 malgr\u00e9 un d\u00e9part prometteur. [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[40],"tags":[],"class_list":["post-1319","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-dhier-a-aujourdhui-lhistoire-locale-depuis-la-prehistoire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1319","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1319"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1319\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1367,"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1319\/revisions\/1367"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1319"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1319"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1319"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}