{"id":118,"date":"2015-05-25T03:53:22","date_gmt":"2015-05-25T07:53:22","guid":{"rendered":"http:\/\/shglb.iftsn.com\/?p=118"},"modified":"2019-10-09T07:45:04","modified_gmt":"2019-10-09T11:45:04","slug":"le-site-du-manoir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/2015\/05\/25\/le-site-du-manoir\/","title":{"rendered":"Le site du manoir"},"content":{"rendered":"<p>Le Manoir est construit sur un terrain qui fut conc\u00e9d\u00e9 le 27 octobre 1722 par Louis L\u00e9vrard \u00e0 Joseph Charais, demeurant \u00e0 Ste-Anne-de-la-P\u00e9rade [1]. Cette terre mesure alors 4 arpents de largeur par 40 de profondeur, au lieu nomm\u00e9 \u00ab le Cap Saint-Claude \u00bb.<\/p>\n<p>Le m\u00eame jour, Joseph Charais, pour des raisons inconnues, revend sa concession \u00e0 Jean Prime dit Lavanture, habitant \u00e0 Batiscan [2]. Jean Prime y \u00e9lit sa r\u00e9sidence et y construit dans les deux ann\u00e9es suivantes, une cabane d\u2019\u00e9corces [3].<\/p>\n<p>Le 23 janvier 1725, il vend sa terre au gar\u00e7on mineur de Fran\u00e7ois Rivard, sieur Lacoursi\u00e8re, pr\u00e9nomm\u00e9 Joseph, demeurant \u00e0 Batiscan. Une clause engage Joseph Rivard Lacoursi\u00e8re \u00e0 nourrir, loger et entretenir Jean Prime [4]. \u00c9tablira-t-il sa r\u00e9sidence \u00e0 St-Pierre? Il est toujours propri\u00e9taire de cette terre en 1745 [5].<\/p>\n<p>Apr\u00e8s 1745, Joseph Rivard donne ou vend sa terre et l\u2019on sait qu\u2019entre 1745 et 1760, Fran\u00e7ois Mailhot en est le propri\u00e9taire. La veuve de ce dernier, Marie- Charlotte Gouin c\u00e8de la terre \u00e0 son fils Joseph. Entre 1730 et 1762, Joseph et son \u00e9pouse Genevi\u00e8ve Brisson sont pr\u00e9sents \u00e0 Saint-Pierre-les-Becquets [6].<\/p>\n<p>Au d\u00e9but de 1764, le couple Mailhot vend la terre \u00e0 Pierre Roberge et Brigitte Auger, son \u00e9pouse [7]. On sait ainsi qu\u2019en 1764, il y a une maison, une grange, une \u00e9table et autres b\u00e2timents de nature non pr\u00e9cis\u00e9e.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9pouse de Pierre Roberge, Brigitte Auger, d\u00e9c\u00e8de en 1791. Dans l\u2019inventaire de ses biens, aucune description de manoir tel qu\u2019on le conna\u00eet aujourd\u2019hui [8]. Un b\u00e2timent aussi imposant que le manoir aurait certainement justifi\u00e9 une description dans le contrat notari\u00e9. Pierre Roberge, personnalit\u00e9 \u00e0 Saint-Pierre-les-Becquets, avait eu entre autre le titre de capitaine des milices.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de sa femme, Pierre Roberge, p\u00e8re, fait une donation entre vifs \u00e0 son fils Pierre Roberge, avec engagement de le soigner et de l\u2019h\u00e9berger jusqu\u2019\u00e0 sa mort [9]. Il se r\u00e9serve la grande chambre de la maison. Pierre fils et son \u00e9pouse Marie Herbec habitent le reste de la maison. Nous n\u2019avons aucune autre information.<\/p>\n<p>Pierre Roberge fils vend sa terre \u00e0 Fran\u00e7ois Baby [10]; aucune maison ne fait partie de la transaction. La maison de pierre de Pierre Roberge fils est plut\u00f4t vendue avec un terrain \u00e0 Jacques-Raymond Baby. Pierre Roberge se r\u00e9serve la moiti\u00e9 du sud-ouest de la maison jusqu\u2019en juillet [11]. Le 7 avril 1817, Charles-Fran\u00e7ois-Xavier Baby, fils de l\u2019honorable Fran\u00e7ois Baby et Marie Tarieu de la Naudi\u00e8re se porte en effet acqu\u00e9reur de :<br \/>\n\u00ab \u2026une terre de 3 arpents de front ou environ sur 40 arpents de profondeur ou environ et situ\u00e9e en la dite paroisse de Saint-Pierre-les-Becquets, prenant en front par devant au fleuve St-Laurent et par derri\u00e8re se terminant aux traits quarr\u00e9s qui terminent la profondeur des terres au premier rang (&#8230;) joignant d\u2019un c\u00f4t\u00e9 au Sud-ouest \u00e0 la terre de l\u2019\u00e9glise ou fabrique de Saint-Pierre-les-Becquets et l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 au Nord-est \u00e0 Joseph Dionne. Ensemble la grange et l\u2019\u00e9table dessus construits, circonstances et d\u00e9pendances \u00bb[12].<\/p>\n<p>On peut en d\u00e9duire que la maison actuelle en pierres de 3 \u00e9tages est post\u00e9rieure \u00e0 1817 parce qu\u2019aucune maison n\u2019est \u00e9rig\u00e9e sur la terre acquise par Fran\u00e7ois Baby.<\/p>\n<p>Fran\u00e7ois Baby, \u00e2g\u00e9 d\u2019environ 20 ans, demeure \u00e0 Qu\u00e9bec. En d\u00e9cembre 1815, lui et son fr\u00e8re Jacques-Raymond signent une quarantaine de contrats de coupe de bois de chauffage avec les cultivateurs de Saint-Pierre-les-Becquets [13]. Outre la terre de Saint-Pierre-les-Becquets, il ach\u00e8te le fief Bruy\u00e8re \u00e0 B\u00e9cancourt et les 2\/3 de la seigneurie de Nicolet. Suite \u00e0 une situation financi\u00e8re difficile, il est saisi de ses biens en 1822. Pour la premi\u00e8re fois, dans un avis publi\u00e9 dans la Gazette de Qu\u00e9bec [14], on mentionne une maison en pierre de 3 \u00e9tages. Sur le m\u00eame terrain, il y a aussi une grange, une \u00e9table, un hangar et autres d\u00e9pendances [15]. On peut en conclure qu\u2019entre 1817 et 1822 fut construit l\u2019actuel Manoir Baby-M\u00e9thot, par Fran\u00e7ois Baby fils.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-572 size-full aligncenter\" src=\"https:\/\/shglb.com\/wp-content\/uploads\/manoir1.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"411\" \/><br \/>\nSuite \u00e0 la saisie, la terre et la maison sont c\u00e9d\u00e9es \u00e0 un p\u00e2tissier de Qu\u00e9bec, Baptiste Martinuccio [16]. Marie-Anna Tarieu de la Naudi\u00e8re, la m\u00e8re de Charles-Fran\u00e7ois-Xavier Baby et coseigneur, intervient quelques jours apr\u00e8s la vente de la terre de son fils; madame Baby entreprend des d\u00e9marches pour obtenir l\u2019annulation de la vente, par un retrait seigneurial. Ce droit seigneurial permet de r\u00e9cup\u00e9rer un lot vendu, moyennant la remise du prix de vente. Comme la seigneurie est partag\u00e9e entre plusieurs propri\u00e9taires, madame Baby demande une procuration \u00e0 chacun d\u2019eux. (\u2026)<\/p>\n<p>Le 3 mai 1822, Martinuccio, d\u00e9bout\u00e9 par un jugement de la Cour du Banc du Roi de Trois-Rivi\u00e8res autorisant le retrait, c\u00e8de la terre \u00e0 madame Baby moyennant compensation [17].<\/p>\n<p>Le m\u00eame jour, Marie-Anne-Tarieu de la Naudi\u00e8re, veuve de l\u2019Honorable Fran\u00e7ois Baby, accorde par bail la terre de Saint-Pierre-les-Becquets ainsi que la maison de pierre de 3 \u00e9tages \u00e0 son fils Fran\u00e7ois. Le principal coseigneur est Antoine- Ovide de la Naudi\u00e8re [18]. Bien que le manoir soit occup\u00e9 par Charles-Fran\u00e7ois-Xavier Baby, il demeure la propri\u00e9t\u00e9 de sa m\u00e8re. En 1829, dans son testament, on peut lire \u00ab &#8230;la dite Dame testaire donne et l\u00e8gue \u00e0 son fils Fran\u00e7ois Baby, \u00e9cuier de la paroisse de Saint-Pierre-les-Becquets, \u00e0 titre d\u2019alimens, la jouissance sa vie durant de sa grande terre situ\u00e9e en la dite paroisse de Saint-Pierre-les-Becquets, au premier rang des concessions de la paroisse, consistant en une terre sise et situ\u00e9e en la dite paroisse et seigneurie de Saint-Pierre-les-Becquets, contenant 3 arpents ou environ de front sur 40 arpents de profondeur, born\u00e9e par devant au fleuve St-Laurent, et par derri\u00e8re, au bout de la dite profondeur, joignant du c\u00f4t\u00e9 Nord-est partie \u00e0 Joseph Dionne et partie \u00e0 Jacques Baby, \u00e9cuier et encore en partie aux repr\u00e9sentants de feu Augustin Dubuc et du c\u00f4t\u00e9 Sud-est, une terre appartenant \u00e0 la fabrique de la paroisse de Saint-Pierre-les-Becquets, avec maison en pierre de 3 \u00e9tages, grange, \u00e9table, hangar et autres circonstances et d\u00e9pendances, (\u2026) de laquelle terre est \u00e0 distraire un certain lopin de terre appartenant et en la possession de Joseph Chaill\u00e9 ou ses repr\u00e9sentants, lequel est enclav\u00e9 dans la dite terre et contient 85 pieds de front sur 80 pieds dans la ligne Nord-est et 60 pieds dans la ligne Sud-est de profondeur avec le b\u00e2timent [19].<\/p>\n<p>Charles-Fran\u00e7ois-Xavier Baby habite-t-il le manoir? En 1825, il est inscrit au recensement de Saint-Pierre-les-Becquets. Et en 1830, lorsqu\u2019il proc\u00e8de \u00e0 l\u2019acte de foi et hommage aux noms des seigneurs de la seigneurie, il est capitaine de milice de Saint-Pierre-les-Becquets.<\/p>\n<p>Au printemps 1830, Charles-Fran\u00e7ois-Xavier Baby quitte St-Pierre pour s\u2019\u00e9tablir dans le canton de Sherrington o\u00f9 sa m\u00e8re lui donne la charge de l\u2019administration de ses terres [20]. Jusqu\u2019en 1837, ses activit\u00e9s l\u2019am\u00e8nent \u00e0 vivre principalement dans la r\u00e9gion de Montr\u00e9al. De 1837 \u00e0 1844, il est en exil \u00e0 Albany aux U.S.A. avec sa femme Marie-Clothilde Pinsonneault et ses deux enfants, Michel-Guillaume et Marie-Clothilde Alice.<\/p>\n<p>Madame Baby aurait mis sur pied une ferme sur la terre de Saint-Pierre-les-Becquets durant les ann\u00e9es d\u2019exil de son fils [21]. De retour d\u2019exil, Charles-Fran\u00e7ois-Xavier Baby reprend le commerce du bois, devient promoteur immobilier, et se lance dans le domaine maritime. Il habite de fa\u00e7on sporadique \u00e0 St-Pierre. Sa r\u00e9sidence officielle est dans la paroisse Notre-Dame de Qu\u00e9bec, rue St-Louis.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la ferme du manoir, elle est tenue par un m\u00e9tayer, Charles Martel, en vertu d\u2019un bail [22]. En 1851, on produit : 400 minots de bl\u00e9, 800 d\u2019avoine, 3000 bottes de foins, sans compter 9 chevaux, 22 moutons, 17 vaches qui produisent 2000 livres de beurre [23].<\/p>\n<p>En 1844, sur la terre du manoir, outre la maison de pierre de 3 \u00e9tages, il y a un atelier, remise, laiterie, porcherie, maison de ferme et de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du chemin public, une petite maison, une grange-\u00e9table de 100 pi. par 30 et une \u00e9table de 30 par 40 pi.<\/p>\n<p>Dix ans plus tard, Charles-Fran\u00e7ois-Xavier Baby ach\u00e8te une police d\u2019assurances pour ses biens \u00e0 St-Pierre; police d\u2019assurance \u00c9quitable de Londres no : 6397- 28 d\u00e9cembre 1853 [24].<\/p>\n<p>Charles-Fran\u00e7ois-Xavier Baby d\u00e9c\u00e8de le 6 ao\u00fbt 1864. Le 28 novembre 1864, Michel-Guillaume (William) Baby et Marie-Clothilde-Alice Baby, h\u00e9ritiers de leur grand-m\u00e8re, c\u00e8dent la terre, le manoir et autres b\u00e2tisses \u00e0 Fran\u00e7ois-Xavier-Alfred-Ovide M\u00e9thot, cultivateur \u00e0 Saint-Pierre [25]; celui-ci \u00e9pouse Marie-Clara M\u00e9thot, fille du notaire Antoine-Prosper M\u00e9thot; ce dernier est un homme politique de Saint-Pierre-les-Becquets. Entre 1844 et 1847, il est d\u00e9put\u00e9 \u00e0 la Chambre de l\u2019Assembl\u00e9e. Quant \u00e0 Fran\u00e7ois-Xavier, il sera maire de la municipalit\u00e9 de paroisse de 1868 \u00e0 1872. Puis il sera \u00e9lu \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e l\u00e9gislative du Qu\u00e9bec en 1871. De 1877 \u00e0 1884, il sera d\u00e9put\u00e9 du comt\u00e9 de Nicolet au parlement f\u00e9d\u00e9ral. Les 24 ann\u00e9es suivantes, jusqu\u2019\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s en 1908, il sera conseiller l\u00e9gislatif.<\/p>\n<p>En 1883, d\u00e9c\u00e8de son \u00e9pouse Marie-Clara M\u00e9thot. En 1884, il \u00e9pouse en secondes noces Marie-Clara-Louise-Ernestine Paradis. Il ne laisse aucune descendance. A son d\u00e9c\u00e8s en 1908, Marie-Clara Paradis est sa l\u00e9gataire universelle.<\/p>\n<p>Fran\u00e7ois-Xavier \u00e9tait le fr\u00e8re de Vital M\u00e9thot qui, en 1865, acquiert la maison seigneuriale de St-Anne-de-la-P\u00e9rade. Pour distinguer les deux manoirs, Fran\u00e7ois-Xavier change le nom du manoir de la P\u00e9rade, que lui avait attribu\u00e9 Fran\u00e7ois Baby fils, pour Manoir les Becquets. L\u2019Honorable F.X.O. M\u00e9thot c\u00e8de \u00e0 titre de bail \u00e0 rente fonci\u00e8re et annuelle des emplacements sur la portion de terre appel\u00e9e \u00ab Domaine les Becquets \u00bb.<\/p>\n<p>Entre 1902 et 1906, menuisiers, bouchers, cordonniers et cultivateurs se portent acqu\u00e9reurs de terrains situ\u00e9s au c\u0153ur du village. \u00c9galement, une importante superficie de terrain est c\u00e9d\u00e9e aux S\u0153urs de l\u2019Assomption de Nicolet qui y \u00e9rigent un couvent.<\/p>\n<p>Marie-Clara-Louise-Ernestine Paradis conservera la propri\u00e9t\u00e9 du manoir 28 ans apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son \u00e9poux et y demeurera sa vie durant.<\/p>\n<p>Le 26 novembre 1936, madame Paradis-M\u00e9thot c\u00e8de par donation entre vifs l\u2019immeuble, meubles \u00e0 Joseph-Olivier Archambault, agriculteur, r\u00e9sident au village, \u00e0 condition que le donataire s\u2019oblige \u00e0 garder chez lui la donatrice [26]. J.- Olivier Archambault prend la dame Paradis chez lui et dispose du Manoir qui aurait servi durant 2-3 saisons d\u2019auberge sous le nom de \u00ab Manoir sous les \u00e9rables \u00bb. Devant le peu de succ\u00e8s de l\u2019entreprise, M Archambault vend, le 19 octobre 1939 le manoir et la terre \u00e0 James Stuart Douglas de Montr\u00e9al qui en fait une r\u00e9sidence d\u2019\u00e9t\u00e9 [27].<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-573 size-full aligncenter\" src=\"https:\/\/shglb.com\/wp-content\/uploads\/manoir2.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"503\" \/><br \/>\nEn 1949, Sylvio Pepin, entrepreneur, ach\u00e8te le manoir [28]. La famille y r\u00e9side \u00e0 l\u2019ann\u00e9e et am\u00e9nage, dans l\u2019ajout sud-ouest, un bureau de poste.<\/p>\n<p>Le 2 f\u00e9vrier 1960, Robert Poitras de Laval-des-Rapides s\u2019en porte acqu\u00e9reur [29]. Suite au d\u00e9c\u00e8s de son mari, c\u2019est son \u00e9pouse Agathe qui h\u00e9rite du Manoir; actuellement (2019), c&#8217;est Gilles Marchand et\u00a0 Denise Gouin qui en sont les heureux propri\u00e9taires; ils ont entrepris une restauration dans les r\u00e8gles de l&#8217;art qui redonne vie \u00e0 ce joyau de notre patrimoine<\/p>\n<p>R\u00e9f : Manoir Baby M\u00e9thot- Rapport d\u2019\u00e9tudes<br \/>\nLe groupe r\u00e9f\u00e9rence Inc. juil.-06 1987<\/p>\n<p>[1] Notaire Trottain, 27 octobre 1722<br \/>\n[2] Notaire Trottain, octobre 1722<br \/>\n[3] Aveu et d\u00e9nombrement 1724<br \/>\n[4] Notaire Daniel Normandin, 23 janvier 1725<br \/>\n[5] Registre des Grands Voyers: 10-14 octobre 1745<br \/>\n[6] Recensement du gouvernement de Trois-Rivi\u00e8res, A. Roy, 1747 :33<br \/>\n[7] Notaire Nicolas Duclos, 8 janvier 1764<br \/>\n[8] Notaire C. L\u00e9vrard, 30 mai 1791<br \/>\n[9] Notaire Joseph Cadet, 9 ao\u00fbt 1798<br \/>\n[10] Notaire Augustin Trudel, 7 avril 1817<br \/>\n[11] Notaire Augustin Trudel, 8 avril 1817<br \/>\n[12] Notaire Augustin Trudel, 7 avril 1817.<br \/>\n[13] Crocheti\u00e8re 1986 :70<br \/>\n[14] 7 Avril 1822<br \/>\n[15] Gazette de Qu\u00e9bec, 7 avril 1822<br \/>\n[16] Notaire Jean B\u00e9langer, 26 avril 1822<br \/>\n[17] Crocheti\u00e8re 1985 :75<br \/>\n[18] Crocheti\u00e8re 1986 :75<br \/>\n[19] Notaire Louis Panet, 11 mai 1829<br \/>\n[20] Crocheti\u00e8re 1986 :78<br \/>\n[21] Crocheti\u00e8re 1986 :89<br \/>\n[22] Crocheti\u00e8re 1986 :89<br \/>\n[23] Crocheti\u00e8re 1986 :90<br \/>\n[24] Fonds famille Baby P0336-4 \/3 A 00-140 3 A, Archives Nationales du Qu\u00e9bec<br \/>\n[25] Notaire Joseph Petitclerc, 28 novembre 1864<br \/>\n[26] Notaire Charles Edouard Villeneuve, bureau d\u2019enregistrement B\u00e9cancour acte no : 60478.<br \/>\n[27] B\u00e9cancour acte : 62226<br \/>\n[28] B\u00e9cancour acte : 68692<br \/>\n[29] B\u00e9cancour acte : 75945<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Manoir est construit sur un terrain qui fut conc\u00e9d\u00e9 le 27 octobre 1722 par Louis L\u00e9vrard \u00e0 Joseph Charais, demeurant \u00e0 Ste-Anne-de-la-P\u00e9rade [1]. 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