{"id":104,"date":"2015-05-25T03:26:45","date_gmt":"2015-05-25T02:26:45","guid":{"rendered":"http:\/\/shglb.iftsn.com\/?p=104"},"modified":"2015-06-21T09:28:24","modified_gmt":"2015-06-21T14:28:24","slug":"thomas-aime-chandonnet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/shglb.com\/index.php\/2015\/05\/25\/thomas-aime-chandonnet\/","title":{"rendered":"Thomas-Aim\u00e9 Chandonnet"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><strong>T.A. CHANDONNET<\/strong><\/p>\n<p>Dans la longue galerie de personnages qui font une sorte de fresque historique \u00e0 notre r\u00e9gion, je commencerai par citer l&#8217;un d&#8217;eux, THOMAS-AIME CHANDONNET.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-522 size-full\" src=\"https:\/\/shglb.com\/wp-content\/uploads\/chandonnet.jpg\" alt=\"chandonnet\" width=\"342\" height=\"408\" \/><\/p>\n<p>Il est n\u00e9 \u00e0 Saint-Pierre-les-Becquets le 6 d\u00e9cembre 1834, de Joseph Chandonnet et Ang\u00e8le Bibeau, native de Saint-Antoine-de-Tilly. Son parrain fut Godfroi Beaudet et sa marraine, Ad\u00e8le Leboeuf. C\u2019est un enfant d&#8217;une famille nombreuse dont sa s\u0153ur ADELINE, \u00e9pouse en secondes noces de Jean-No\u00ebl ROUX, arri\u00e8re grand-p\u00e8re de Louis-Pierre Roux, natif du deuxi\u00e8me rang.<\/p>\n<p>Thomas-Aim\u00e9 aime l&#8217;\u00e9tude; il a du talent, mais ses parents n&#8217;ont pas les moyens de payer des \u00e9tudes au benjamin de quinze enfants. Aussi, gr\u00e2ce \u00e0 la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de quelques pr\u00eatres, il poursuit ses \u00e9tudes jusqu&#8217;en 1855, o\u00f9 il est admis au baccalaur\u00e9at \u00e8s arts, puis en th\u00e9ologie. Le 23 f\u00e9vrier 1861, il devient l&#8217;ABBE CHANDONNET et poursuit ses \u00e9tudes en philosophie tout en enseignant. Il est nomm\u00e9 sous-directeur de Pensionnat des \u00e9l\u00e8ves internes de l&#8217;universit\u00e9 Laval, puis chapelain de la soci\u00e9t\u00e9 Saint-Vincent-de-Paul. Ses talents sont transcendants, sa personnalit\u00e9 attire, charme, ses \u00e9l\u00e8ves le ch\u00e9rissent; tout le monde l&#8217;estime.<\/p>\n<p>T.A. Chandonnet est un orateur et un \u00e9crivain brillant. En 1863, il pr\u00eache un triduum m\u00e9morable \u00e0 la cath\u00e9drale Notre-Dame. En 1865, le jeune pr\u00e9dicateur est appel\u00e9 \u00e0 prononcer le sermon de circonstance \u00e0 l&#8217;occasion de la f\u00eate de la Saint-Jean-Baptiste. Son \u00e9loquence de pr\u00eatre et de patriote \u00e9clate. Ces sermons et discours sont imprim\u00e9s et distribu\u00e9s \u00e0 la population.<\/p>\n<p>En 1865, l&#8217;abb\u00e9 Chandonnet s&#8217;embarque le 5 ao\u00fbt \u00e0 bord du &#8220;Peruvian&#8221;, un vapeur que le c\u00e9l\u00e8bre capitaine J.E. Bernier prendra \u00e0 son tour quelques ann\u00e9es plus tard pour Liverpool. Chandonnet s&#8217;en va \u00e0 Rome parfaire ses \u00e9tudes de philosophie et de th\u00e9ologie. Il y rencontre, \u00e0 l&#8217;hiver 1867, Hector-Louis Langevin (1826-1906) , futur premier ministre du pays. Au jour de l&#8217;anniversaire de son mariage, M. Langevin adresse une lettre \u00e0 sa femme, de Naples, lui disant &#8220;qu&#8217;il est sur le sommet du V\u00e9suve, et qu&#8217;il prend un verre de vin avec l&#8217;abb\u00e9 Chandonnet, les guides et les porteurs, en son honneur.&#8221;<\/p>\n<p>C&#8217;est lors de son s\u00e9jour \u00e0 Rome que Chandonnet est mandat\u00e9 par le cur\u00e9 de notre paroisse pour choisir et diriger les travaux par des peintres renomm\u00e9s. Ils ex\u00e9cuteront les magnifiques tableaux qui ornent le ch\u0153ur de notre \u00e9glise, ainsi que les reliques de nos autels.<\/p>\n<p>Le cur\u00e9 J.D. D\u00e9ziel, cur\u00e9 fondateur de L\u00e9vis, mais ex-cur\u00e9 de Saint-Pierre-les-Becquets de 1837-1843, r\u00e9clame les services de l&#8217;abb\u00e9 pour le conseiller dans le choix de ses propres peintures pour son \u00e9glise. Peu orateur lui-m\u00eame, D\u00e9ziel nourrissait quelque admiration pour ce jeune pr\u00eatre issu de cette paroisse qu&#8217;il a dirig\u00e9e, et dont l&#8217;\u00e9rudition \u00e9blouit tous et chacun.<\/p>\n<p>Alors que l&#8217;abb\u00e9 Chandonnet est \u00e0 Rome, il est nomm\u00e9 principalat de l&#8217;\u00e9cole normale Laval, le premier septembre 1867. Il a 32 ans, il est d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 professeur au s\u00e9minaire de Qu\u00e9bec, docteur en th\u00e9ologie et en philosophie, et est \u00e0 pr\u00e9parer son doctorat en droit canon. Il devient le troisi\u00e8me principal de cette \u00e9cole normale, devenue depuis MERICI.<\/p>\n<p>Cette \u00e9cole demeurera pendant plusieurs ann\u00e9es la seule \u00e9cole normale pour jeunes filles dans la province de Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p>On lira ceci dans le journal \u00ab L&#8217;\u00c9V\u00c9NEMENT \u00bb de Qu\u00e9bec, dirig\u00e9 par le r\u00e9dacteur en chef Hector Fabre: \u00ab A son retour de Rome, Chandonnet ouvrit des cours de philosophie qui attir\u00e8rent le tout Qu\u00e9bec intellectuel. \u00bb En r\u00e9alit\u00e9, c&#8217;\u00e9tait plut\u00f4t la pol\u00e9mique qu&#8217;il cherchait du regard, rep\u00e9rant dans l&#8217;assistance un adversaire potentiel qu&#8217;il haranguait de plus belle.<\/p>\n<p>Il fut un ardent d\u00e9fenseur des coll\u00e8ges classiques!<\/p>\n<p>Peu dou\u00e9 pour les finances, et sa sant\u00e9 laissant \u00e0 d\u00e9sirer, l&#8217;abb\u00e9 Chandonnet quittera l&#8217;\u00e9cole normale apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de sa m\u00e8re en 1869. Il laissera le souvenir d&#8217;un professeur d\u00e9vou\u00e9, mais peu p\u00e9dagogue. M\u00eame ses meilleurs \u00e9l\u00e8ves avaient quelque difficult\u00e9 \u00e0 le suivre&#8230;<\/p>\n<p>Il ira ensuite enseigner au coll\u00e8ge Saint-Fran\u00e7ois-Xavier \u00e0 New-York. A son retour au pays, il demeurera \u00e0 Montr\u00e9al chez sa s\u0153ur, madame Lavigne. Son neveu \u00e9tait typographe. Nous le retrouvons corrigeant des \u00e9preuves et r\u00e9digeant des articles pour la &#8220;Revue de Montr\u00e9al&#8221;.<\/p>\n<p>C&#8217;est l\u00e0 qu&#8217;il meurt foudroy\u00e9 par &#8220;l&#8217;apoplexie&#8221; , en juin 1881. Il avait 47 ans. Un de ses neveux. M. Alphonse Lavigne, des Trois-Pistoles, appel\u00e9 en h\u00e2te \u00e0 Montr\u00e9al, trouva sur le corps de son oncle Thomas une ceinture en broche de fer, de 162 anneaux, arm\u00e9s chacun de deux pointes, formant en tout un cilice de 324 pointes appliqu\u00e9es \u00e0 peau nue.<\/p>\n<p>Mais il aura laiss\u00e9 dans la famille le go\u00fbt ardent d&#8217;une p\u00e9dagogie appliqu\u00e9e&#8230;<\/p>\n<p>Parmi les membres enseignants de la famille, on compte M. Zo\u00ebl Tousignant, fr\u00e8re de la grand-m\u00e8re Eug\u00e9nie Tousignant, qui a occup\u00e9 la chaire des math\u00e9matiques de nombreuses ann\u00e9es \u00e0 partir de septembre 1916. Les s\u0153urs de mon mari, Th\u00e9r\u00e8se, C\u00e9cile et Marie-Claire, y ont pr\u00e9par\u00e9 leur brevet d&#8217;enseignement&#8230;MERICI fut donc un bon foyer pour les enseignants du temps&#8230;<\/p>\n<p>Yolande-Allaire Roux<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>T.A. 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